Texte Libre


     Voici que je vais la séduire,
 

            je l’emmènerai au désert et

                                  je parlerai à son coeur

(Osée 2, 16)


Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 02:48

La sagesse consiste pour toi
à jouer le rôle d’un bassin
et non pas d’un canal.
Un canal rend presqu’immédiatement
ce qu’il recoit.
Un bassin, au contraire,
attend d’être rempli
pour communiquer sans dommages
ce dont il surabonde…

Laisse-toi combler par Dieu
avant de pouvoir partager
avec les autres.

 

- Saint Bernard -

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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 01:18
Fête de l'annonciation
Évangile du jour : Luc 1, 26-38



L’ange vient surprendre Marie. On l’imagine en train de vaquer soigneusement à son ménage lorsque quelqu’un frappe à sa porte. Elle n’attendait personne. Mais Dieu se plaît à venir à l’improviste, quand on ne L’attendait pas... ou quand on L’attendait ailleurs.

« Je te salue, Comblée de grâce ». Marie est toute bouleversée par la visite et la saluation de l’ange. On la comprend : toute rencontre avec le Seigneur n’est-elle pas saisissante, voire renversante ? Rappelons-nous tous ces moments de notre vie, petits ou grands, dans lesquels nous avons reconnu la présence du Seigneur, juqu’à en être profondément touchés : une joie inespérée, une écoute bienveillante, un sourire envoûtant ou un « j'ai besoin de toi ».

L’ange vient inviter Marie à entrer dans le projet que Dieu a pour elle et pour le monde. Elle Lui répond par un « oui » inconditionnel... et pas, comme nous serions tentés de le faire, par un « oui, mais non » ou un « oui, mais plus tard ». Par son « oui »  pur, la Vierge se rend entièrement disponible, pour tout recevoir de Dieu.

Grâce à son « oui », Dieu prend chair dans notre monde pour le transfigurer. Le « oui » de Marie ouvre la porte du salut aux hommes. Il trace un chemin entre le ciel et la terre. L’ouverture de ce chemin ne clôt pas l’histoire : il la relance.

Aujourd’hui encore, Dieu vient relancer l’histoire en venant à ma rencontre, pour prendre chair dans l’aujourd’hui. Dieu a toujours soif de l’homme. Il vient sans cesse. C’est à la porte de ma vie que le Seigneur frappe aujourd’hui, pour m’inviter à la transfigurer.

Il m’adresse un appel à la confiance : « Rends-toi disponible à mon amour et laisse-le fleurir dans ton coeur, s’il te plaît. » Est-ce que je L’entends venir à ma rencontre ? Où en est mon « oui » ? Ai-je soif de Dieu ? Quel mendiant de Dieu suis-je ?
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 22:49

Celui qui a rencontré Dieu est comme celui qui tombe amoureux pour la première fois : il court, il vole, il se sent hors de lui ; tous ses doutes sont superficiels, au fond de lui règne la paix. Peu lui importe sa situation personnelle ou si ses prières sont exaucées. La seule chose qui importe, c'est que Dieu est présent, Dieu est Dieu. En présence de ce fait, son cœur se tait et se repose.

Dans l'âme de ce rapatrié, il y a en même temps souffrance et bonheur. Dieu est en même temps sa paix et son inquiétude. Il se repose en Lui, mais ne peut rester un moment immobile. Il doit se reposer en circulant ; il doit se blottir dans l'inquiétude. Chaque jour, Dieu se dresse devant lui comme un appel, comme un devoir, comme un bonheur proche mais pas encore atteint.

Celui qui trouve Dieu se sent cherché par Lui, poursuivi par Lui, et il repose en Lui comme dans une mer vaste et tiède. Cette recherche de Dieu n'est possible que durant cette vie, et cette vie ne prend tout son sens que dans cette recherche. Dieu apparaît toujours et partout et ne se trouve nulle part. Nous l'entendons dans le bruit des vagues, mais Il ne dit rien. Partout, Il vient à notre rencontre, mais jamais nous ne pourrons Le saisir ; mais un jour la recherche prendra fin et ce sera la rencontre définitive. Quand nous avons trouvé Dieu, nous avons trouvé et possédons tous les biens de ce monde.



Alberto Hurtado, s.j.
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 19:12

Laisse-moi, Seigneur, marcher sans voir
Sur les chemins qui sont les tiens.
Je ne veux pas savoir où tu me conduis:
Ne suis-je pas ton enfant ?
Tu es le Père de la Sagesse et aussi mon père;
Même si tu conduis à travers la nuit,
Tu me conduis vers toi.
Seigneur, laisse arriver ce que tu veux: je suis prête
Même si jamais tu ne me rassasies en cette vie.
Tu es le Seigneur du Temps.
Fais tout selon les plans de ta Sagesse,
Quand doucement tu appelles au sacrifice,
Aide-moi, oui, à l’accomplir…
Laisse-moi dépasser totalement mon petit moi
Pour que, morte à moi-même,
Je ne vive plus que pour toi.

Edith Stein

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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 09:00

Mon fils,

  Si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l'épreuve; Fais-toi un coeur droit, et tiens bon; ne te tourmente pas à l'heure de l'adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l'abandonne pas, afin d'être comblé dans tes derniers jours.

  Toutes les adversités, accepte-les; dans les revers de ta vie pauvre, sois patient; car l'or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de la pauvreté. Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ;suis une route droite, et mets en lui ton espérance.

  Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber.
Vous qui craignez le Seigneur, ayez confiance en lui, et votre récompense ne saurait vous échapper. Vous qui craignez le Seigneur, espérez le bonheur, la joie éternelle et la miséricorde.

  Considérez les générations passées et voyez: Celui qui a mis sa confiance dans le Seigneur, a-t-il été déçu? Celui qui a persévéré dans la crainte du Seigneur, a-t-il été abandonné? Celui qui l'a invoqué, a-t-il été méprisé? Car le Seigneur est tendre et miséricordieux, il pardonne les péchés, et il sauve au moment de la détresse.

Du livre de Ben Sirac le Sage (Si 2, 1-11)

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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 20:57

" Ce n'est pas nous qui créons le silence. Il est premier dans l'ordre des choses. Il précède la parole, il engendre la parole. Il nous appartient d'être à l'écoute. Il continue d'exister, comme enseveli, quand le bruit l'assourdit. Il est de nouveau perçu quand nous voulons bien taire tout bruit et lui prêter notre attention. Quand nous nous taisons, nous ne créons pas le silence, nous constatons avec émerveillement que le silence était toujours là. Le bruit nous le faisait oublier. "


Extrait du livre "Les jardins du silence" de Michel Maret
(Éditions Parole et Silence 2008).
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Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /Jan /2009 14:16

Aujourd'hui, les mages
c'est nous ! ! !

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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /Déc /2008 22:28
Un homme entra dans un salon de coiffure pour se faire couper les cheveux et tailler la barbe comme il le faisait régulièrement. Il entama la conversation avec le coiffeur qu'il connaissait bien. Ils discutèrent de sujets nombreux et variés. Soudain, ils abordèrent le sujet de Dieu. Le coiffeur dit :

- Écoute, je ne crois pas que Dieu existe comme tu le dis.

- Pourquoi dis-tu cela ?, répondit le client.

- Bien, c'est facile, tu n'as qu'à sortir dans la rue pour comprendre que Dieu n’existe pas. Dis-moi, si Dieu existait, y aurait-il tant de gens malades ? Y aurait-il tant d’enfants abandonnés ? Si Dieu existait, il n'y aurait pas de guerre, de souffrance ... Je ne peux pas penser à un Dieu qui permet toutes ces choses.

Le client s'arrêta un moment pour penser mais il ne voulut pas répondre pour éviter toute confrontation. Le coiffeur termina son travail et le client sortit du salon. Tout de suite après sa sortie, il vit un homme dans la rue avec de longs cheveux et une barbe (il semblait bien qu’il avait été longtemps sans s'être occupé de lui-même car il avait l'air vraiment trés négligé). Le client pris l'homme par le bras et retourna dans le salon et dit au coiffeur :

- Tu sais quoi ? Les coiffeurs n'existent pas !

Le coiffeur répondit :

- Ne suis-je pas ici et ne suis-je pas un coiffeur moi-même ?

- Non ! s'écria le client. Ils n'existent pas parce que s'ils existaient, il n'y aurait pas des gens avec de si longs cheveux et la barbe longue comme cet homme avec moi.

- Ah mais si, les coiffeurs existent ! La preuve, j'en suis un ! Ce qui arrive, c'est que parfois les gens ne viennent pas à moi, pour se faire couper les cheveux et tailler la barbe...

- Exactement ! s'exclama le client. Tu l'as dit : Dieu existe. Ce qui arrive c’est que les gens ne vont pas vers Lui et , c'est pourquoi il y a tant de guerres et de souffrances dans le monde !
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /Déc /2008 20:44
" Ça me tracasse beaucoup, dit Dieu, cette manie qu’ils ont de se regarder le nombril, au lieu de regarder les autres.

J’ai fait les nombrils sans trop y penser, dit Dieu, comme un tisserand arrive à la dernière maille et qui fait un nœud, comme ça, pour que ça tienne, à un endroit qui ne paraît pas trop… J’étais trop content d’avoir fini.L’important, pour moi, c’était que ça tienne… Et d’habitude, ils tiennent bien, mes nombrils, dit Dieu : mais ce que je n’avais pas prévu, ce qui n’est pas loin d’être un mystère même pour moi, dit Dieu, c’est l’importance qu’ils accordent à ce dernier petit nœud, intime et bien caché.

Oui, de toute ma création, dit Dieu, ce qui m’étonne le plus et ce que je n’avais pas prévu, c’est tout le temps qu’ils mettent, dès que ça va un peu mal, à la moindre contrariété, tout le temps qu’ils mettent à se regarder le nombril, au lieu de regarder les autres, au lieu de voir les problèmes des autres…

Vous comprenez, dit Dieu, j’hésite, je me suis peut-être trompé.

Mais si c’était à recommencer, si je pouvais faire un rappel général comme les grandes compagnies de voitures, si ce n’était pas trop de tout recommencer, dit Dieu, je le leur placerais en plein milieu du front…

Comme cela, dit Dieu, au moins ils seraient bien obligés de regarder le nombril des autres…"

- Auteur inconnu -
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Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /Déc /2008 16:13
Texte intégral du Message de Noël que le pape Benoît XVI a adressé au monde depuis la Loggia située sur la façade de la basilique Saint-Pierre, ce 25 décembre, à midi.




« Apparuit gratia Dei Salvatoris nostri omnibus hominibus » (Tt 2, 11)

Chers frères et Sœurs, par les paroles de l'apôtre Paul, je renouvelle la joyeuse annonce de la naissance du Christ: oui, aujourd'hui, « la grâce de Dieu s'est manifestée pour le salut de tous les hommes » !

Elle s'est manifestée ! C'est ce que l'Église célèbre aujourd'hui. La grâce de Dieu, riche en bonté et en tendresse, n'est plus cachée, mais « elle s'est manifestée », elle s'est manifestée dans la chair, elle a montré son visage. Où ? À Bethléem. Quand ? Sous César Auguste, durant le premier recensement, auquel fait même allusion l'évangéliste Luc. Et qui est celui qui la révèle ? Un nouveau-né, le Fils de la Vierge Marie. En Lui s'est manifestée la grâce de Dieu notre Sauveur. C'est pourquoi cet Enfant s'appelle Jehoshua, Jésus, ce qui signifie « Dieu sauve ».

La grâce de Dieu s'est manifestée : voilà pourquoi Noël est une fête de lumière. Non pas une lumière totale, comme celle qui enveloppe toute chose en plein jour, mais une clarté qui s'allume dans la nuit et se répand à partir d'un point précis de l'univers : de la grotte de Bethléem, où l'Enfant-Dieu est « venu au jour ». En réalité, c'est Lui la lumière même qui se propage, comme le représentent bien de nombreux tableaux de la Nativité. Il est la lumière, qui en apparaissant dissout la brume, rompt les ténèbres et nous permet de comprendre le sens et la valeur de notre existence et de l'histoire. Chaque crèche est une invitation simple et éloquente à ouvrir notre cœur et notre esprit au mystère de la vie. Elle est une rencontre avec la Vie immortelle, qui s'est faite mortelle dans la scène mystique de Noël ; une scène que nous pouvons admirer ici aussi, sur cette place, comme en d'innombrables églises et chapelles du monde entier, et dans toutes les maisons où le nom de Jésus est adoré.

La grâce de Dieu s'est manifestée à tous les hommes. Oui, Jésus, le visage du Dieu-qui-sauve, ne s'est pas manifesté seulement pour quelques-uns, pour certains, mais pour tous. C'est vrai que, dans l'humble et austère demeure de Bethléem, peu de personnes l'ont rencontré, mais Lui est venu pour tous : juifs et païens, riches et pauvres, proches et lointains, croyants et non croyants... tous. La grâce surnaturelle, par la volonté de Dieu, est destinée à toute créature. Il faut cependant que l'être humain l'accueille, prononce son « oui », comme Marie, afin que son cœur soit illuminé par un rayon de cette lumière divine. Ceux qui accueillirent le Verbe incarné, cette nuit-là, ce furent Marie et Joseph qui l'attendaient avec amour et les bergers qui veillaient auprès de leurs troupeaux (cf. Lc 2, 1-20). Une petite communauté, donc, accourue pour adorer l'enfant Jésus ; une petite communauté qui représente l'Église et tous les hommes de bonne volonté. Aujourd'hui encore, ceux qui dans la vie L'attendent et Le cherchent rencontrent le Dieu qui, par amour, s'est fait notre frère ; tous ceux qui ont le cœur tendu vers Lui, désirent connaître son visage et contribuer à l'avènement de son Règne. Jésus lui-même le dira dans sa prédication : ce sont les pauvres de cœur, les affligés, les doux, les affamés de justice, les miséricordieux, les purs de cœur, les artisans de paix, les persécutés pour la justice (cf. Mt 5, 3-10). Ce sont eux qui reconnaissent en Jésus le visage de Dieu et repartent, comme les bergers de Bethléem, avec un cœur renouvelé par la joie de son amour.

Frères et Sœurs qui m'écoutez, c'est à tous les hommes qu'est destinée l'annonce d'espérance qui constitue le cœur du message de Noël. Jésus est né pour tous et, comme à Bethléem Marie l'offrit au regard des bergers, en ce jour, l'Église le présente à l'humanité entière, afin que toute personne et toute situation humaine, puisse faire l'expérience de la puissance de la grâce salvatrice de Dieu, qui, seule, peut transformer le mal en bien, qui, seule, peut changer le cœur de l'homme et en faire une « oasis » de paix.

Puissent les nombreuses populations qui vivent encore dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort (cf. Lc 1, 79), faire l'expérience de la puissance de la grâce salvatrice de Dieu ! Que la lumière divine de Bethléem se répande en Terre Sainte, où l'horizon semble redevenir sombre pour les Israéliens et les Palestiniens ; qu'elle se répande au Liban, en Irak et partout au Moyen-Orient. Qu'elle féconde les efforts de tous ceux qui ne se résignent pas à la logique perverse de l'affrontement et de la violence et qui privilégient au contraire la voie du dialogue et de la négociation, pour apaiser les tensions internes à chaque pays et trouver des solutions justes et durables aux conflits qui tourmentent la région. C'est à cette lumière qui transforme et renouvelle qu'aspirent les habitants du Zimbabwe, en Afrique, pris depuis trop de temps dans l'étreinte d'une crise politique et sociale qui, malheureusement, continue de s'aggraver, comme aussi les hommes et les femmes de la République Démocratique du Congo, spécialement dans la région tourmentée du Kivu, et encore du Darfour, au Soudan, et de la Somalie, dont les souffrances interminables sont une tragique conséquence de l'absence de stabilité et de paix. Cette lumière, ce sont surtout les enfants de ces pays et de tous les pays en difficulté qui l'attendent, afin qu'une espérance soit rendue à leur avenir.

Là où la dignité et les droits de la personne humaine sont piétinés ; là où les égoïsmes personnels ou de groupe prévalent sur le bien commun ; là où l'on risque de s'habituer à la haine fratricide et à l'exploitation de l'homme par l'homme ; là où des luttes intestines divisent groupes et ethnies et déchirent la vie en commun ; là où le terrorisme continue à frapper ; là où manque le nécessaire pour survivre ; là où l'on regarde avec appréhension vers un avenir qui devient toujours plus incertain, même dans les Nations qui sont dans l'aisance : que là resplendisse la Lumière de Noël et qu'elle encourage chacun à faire son propre devoir, dans un esprit d'authentique solidarité. Si chacun pense uniquement à ses propres intérêts, le monde ne peut qu'aller à sa ruine.

Chers frères et Sœurs, aujourd'hui « la grâce de Dieu Sauveur s'est manifestée » (cf. Tt 2, 11), dans notre monde, qui a ses potentialités et ses faiblesses, ses progrès et ses crises, ses espoirs et ses angoisses. Aujourd'hui, resplendit la lumière de Jésus Christ, Fils du Très-Haut et fils de la Vierge Marie : « Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu. Pour nous les hommes et pour notre salut, il descendit du ciel ». Nous l'adorons en ce jour, en tous les coins de la terre, emmailloté et déposé dans une pauvre mangeoire. Nous l'adorons en silence tandis que Lui, encore bébé, semble nous dire pour notre consolation : N'ayez pas peur! « C'est moi qui suis Dieu, il n'y en a pas d'autre » (Is 45, 2! 2). Venez à moi, hommes et femmes, peuples et nations, venez à moi, ne craignez pas : je suis venu vous apporter l'amour du Père, vous montrer le chemin de la paix.

Allons, donc, frères ! Pressons-nous, comme les bergers dans la nuit de Bethléem. Dieu est venu à notre rencontre et nous a montré son visage, riche en grâce et en miséricorde ! Que sa venue ne soit pas vaine pour nous ! Cherchons Jésus, laissons-nous attirer par sa lumière, qui efface du cœur de l'homme la tristesse et la peur; approchons-nous avec confiance ; prosternons-nous avec humilité, pour l'adorer. Bon Noël à tous !

© Copyright : Librairie Editrice du Vatican
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Le désert...

est un chemin de silence et de dépouillement
qui conduit au fond de l'âme,
là où me rejoint ce Rien qui est Tout.


Fais-moi confiance

Donne-toi à moi avec confiance.
Ne cherche même pas à savoir où je te conduis.
Serre-toi contre moi et va de l'avant sans hésiter,
les yeux fermés, abandonné à moi.
Père Gaston Courtois


Viens, suis-moi




Voici le coeur de celui
qui a tant aimé les hommes


Ceci est mon Corps...
Mangez-en tous


La sainteté...
Ne t’imagine pas mettre la sainteté en tes œuvres
la sainteté ne peut résider qu’en ton être.
Car ce ne sont pas nos œuvres qui nous sanctifient,
c’est nous qui devons sanctifier nos œuvres.
Maître Eckhart

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