Texte Libre


     Voici que je vais la séduire,
 

            je l’emmènerai au désert et

                                  je parlerai à son coeur

(Osée 2, 16)


Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 21:06
Jn 2, 13-17

Lorsque Jésus pique sa sainte colère au temple, il chasse sans ménagement les moutons et les boeufs, et renverse les tables des changeurs de monnaies. Il veut l’exclusivité. Il semble cependant moins sévère avec les pigeons. Au lieu de les chasser de ses propres mains comme il le fait avec le bétail, il s’en remet à leurs propriétaires : « enlevez tout cela d'ici »... comme si l’envolée des pigeons était laissée à la meilleure convenance de l’homme

Jésus chasse le bétail du temple et demande à l’homme de se charger des pigeons. Le temple, c’est le fond de mon âme et le bétail, ce sont mes péchés grossiers que Jésus chasse hors de moi en me donnant sa Vie, son Évangile et ses Sacrements. Quand j’accepte que le Seigneur pénètre mon âme, quel remue-ménage pour faire sortir tout le troupeau de bétail qui Lui fait obstacle !

Dans la purification de son temple, Dieu fait quasi tout le boulot... Ouf... Mais il attend aussi que je réalise ma petite part : une relation a toujours deux pôles... C’est pourquoi Jésus laisse des pigeons à ma charge. Que sont-ils ? Pour que le Seigneur soit seul dans son temple, se garder des péchés grossiers et « faire le bien » ne suffisent pas. D’ailleurs il n’est pas indispensable d’être chrétien pour cela. En réalité, il me reste encore à ouvrir la porte de mon coeur pour laisser s’envoler mes manques de confiance qui encombrent encore une relation de vies mutuellement confiées.

Les pigeons du temple sont mes manques d’audace dans la foi, la charité et l’espérance : ne pas y croire assez n’est pas mal, mais c’est un obstacle à la pleine réalisation de la volonté de Dieu dans ma vie. Les pigeons sont aussi mes oeuvres pieuses, ascétiques ou sociales lorsque j’y cache l’espoir d’attirer l’attention du Seigneur sur ma personne. Or, quelles que soient « mes bonnes actions », Dieu ne m’est redevable de rien... puisque c’est déjà Lui qui les réalise par moi.

Est-ce que j’entends résonner l’appel à la confiance qu’Il m’adresse dans la prière : « ne marchande pas mes grâces ! Rends-toi disponible à mon amour et laisse-le fleurir dans ton coeur, s’il te plaît » ? Par respect pour ma liberté, Dieu ne peut libérer ma confiance à ma place. Les pigeons, c’est sa manière à Lui de ne pas s’imposer. Tout au plus Lui arrive-t-Il de toussoter de temps en temps, pour rappeler discrètement sa patiente présence dans mon âme qui tarde à se vider.

Suis-je prête à Le laisser renverser mes veaux d’or et à Lui offrir toute la place pour qu’Il puisse naître en moi ? Si « Oui, Seigneur », alors peut-être qu’un jour, il me sera donné de dire à mon tour « ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20).


Publié dans le mensuel de notre unité pastorale "D'une rive à l'autre", juin 2008.
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 08:34

Donne-toi à moi avec confiance.
Ne cherche même pas à savoir où je te conduis.
Serre-toi contre moi et va de l'avant sans hésiter,
les yeux fermés, abandonné à moi.

Père Gaston Courtois
Quand le Seigneur parle au coeur.
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 13:21

Il vous est bon que je m'en aille
(Jn 16, 6)
Votre peine se changera en joie (Jn 16, 20)

Le Christ a prévenu ses disciples : Il devait partir pour leur permettre de recevoir le Saint Esprit dans leur coeur.

Pour que l'homme reçoive sa joie, la personne Jésus doit s'effacer. Dans la confiance, la tristesse de la séparation par rapport à une présence visible se change en joie d'une présence invisible. Pour pouvoir naître à l'intérieur de nous, Jésus ne doit plus être à l'extérieur. Le Christ ne se rencontre pas dans un face-à-face, mais dans une union : Il nous invite à s'unir à Lui dans le fond de notre âme.

Jésus nous invite à larguer les amarres du créé pour pénétrer la confiance...

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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 21:21

Le désert, c'est le chemin qui conduit au fond de mon âme.

Je l'emprunte le plus souvent possible.

Il est une invitation au silence, à l'obscurité, au détachement et à rien.

Ce dépouillement me rend réceptive.

La traversée du désert conduit à la terre promise.

C'est au fond de mon âme qu'Il demande à fleurir.

Laissons-Le naître et savourons les fruits.



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Profil

Le désert...

est un chemin de silence et de dépouillement
qui conduit au fond de l'âme,
là où me rejoint ce Rien qui est Tout.


Fais-moi confiance

Donne-toi à moi avec confiance.
Ne cherche même pas à savoir où je te conduis.
Serre-toi contre moi et va de l'avant sans hésiter,
les yeux fermés, abandonné à moi.
Père Gaston Courtois


Viens, suis-moi




Voici le coeur de celui
qui a tant aimé les hommes


Ceci est mon Corps...
Mangez-en tous


La sainteté...
Ne t’imagine pas mettre la sainteté en tes œuvres
la sainteté ne peut résider qu’en ton être.
Car ce ne sont pas nos œuvres qui nous sanctifient,
c’est nous qui devons sanctifier nos œuvres.
Maître Eckhart

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