Partie 2:
Partie 2:
Si tu me demandes pourquoi
la faute de ceux qui persécutent l’Église est plus grande que toutes les autres fautes, et pourquoi je ne veux pas que les défauts des ministres affaiblissent le respect qu’on leur doit, je te
répondrai que le respect qu’on leur doit ne s’adresse pas à eux mais à moi, à cause de la vertu du sang que je les ai chargés d’administrer. Sans cela, vous ne leur devriez pas plus de respect
qu’aux autres hommes ; mais leur ministère vous oblige à un plus grand respect, car il faut que vous vous adressiez à eux, non pas pour eux, mais à cause de la vertu que je leur ai donnée, si
vous voulez recevoir les sacrements de la sainte Église ; et si pouvant les recevoir vous ne le vouliez pas, vous seriez et vous mourriez en état de damnation.
Il y a vraiment tant à faire pour le véritable bien du clergé et pour la fécondité du ministère pastoral dans les circonstances actuelles. Mais c’est bien pour
ce motif que, gardant la ferme résolution de relever ces défis sans éluder les difficultés ni les efforts nécessaires, bien conscients que l’agir est une conséquence de l’être et que l’âme de
tout apostolat est l’intimité divine, nous désirons partir d’un mouvement spirituel qui, faisant prendre toujours plus conscience du lien ontologique entre l’Eucharistie et le sacerdoce ainsi que
de la maternité spéciale de Marie vis-à-vis de tous les prêtres, donne naissance à une chaîne d’adoration perpétuelle pour la réparation des manquements et pour la sanctification des clercs, et
lance un mouvement d’engagement des âmes féminines consacrées pour qu’elles veuillent bien, à l’image de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère du Grand Prêtre éternel et Associée à son œuvre de
rédemption, adopter spirituellement des prêtres, pour les aider à travers l’offrande de leur personne, l’oraison et la pénitence.Chers confrères, l'urgence se fait jour d' "un mouvement de prière qui place en son centre l'Adoration eucharistique continue sur la durée de vingt-quatre heures, de manière à ce que de tout angle de la terre, s'élève toujours à Dieu une prière d'adoration, d'action de grâce, de demande et de réparation, avec le but principal de susciter un nombre suffisant de saintes vocations au sacerdoce et, également, d'accompagner spirituellement - au niveau du Corps mystique -, avec une sorte de maternité spirituelle ceux qui sont déjà appelés au sacerdoce ministériel et sont ontologiquement conformés à l'unique Souverain et Eternel Prêtre, afin qu'ils Le servent toujours mieux Lui ainsi que les frères, comme ceux qui, dans le même temps sont "dans" l'Eglise mais aussi "devant" l'Eglise (cf. Jean-Paul II, Pastores dabo vobis, n. 16) en représentant le Christ et, le représentant, comme tête, pasteur et époux de l'Eglise" (Lettre de la congrégation pour le Clergé, 8 décembre 2007).
Ainsi se dessine, en fin de compte, une forme supplémentaire de maternité spirituelle, qui a toujours accompagné silencieusement, dans l'histoire de l'Eglise, la famille élue des prêtres: il s'agit de confier concrètement notre ministère à un visage déterminé, à une âme consacrée, qui soit appelée par le Christ et, donc, choisisse d'offrir sa propre personne, les souffrances nécessaires et les difficultés inévitables de la vie, pour intercéder en faveur de notre existence sacerdotale, en vivant, de cette manière, en la douce présence du Christ.
Cette maternité, dans laquelle s'incarne le visage amoureux de Marie, doit être demandée dans la prière, car seul Dieu peut la susciter et la soutenir. D'admirables exemples en ce sens ne manquent pas; pensons aux larmes bénéfiques de sainte Monique pour son fils Augustin, pour qui elle pleure "plus que ne pleurent les mères pour la mort physique de leurs enfants" (Saint Augustin, Confessiones III, 11). Un autre exemple fascinant est celui d'Eliza Vaughan, qui donna le jour et confia au Seigneur treize enfants; sur les huit fils, six devinrent prêtres, et sur les cinq filles, quatre devinrent religieuses. Car il n'est pas possible d'être véritablement mendiants devant le Christ, merveilleusement caché dans le Mystère eucharistique, sans savoir concrètement demander l'aide effective et la prière de ceux qu'Il place à nos côtés, et sans craindre de nous en remettre aux maternités qu'assurément l'Esprit suscite pour nous.
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, consciente du besoin extrême de prière pour tous les prêtres surtout pour ceux qui sont tièdes, écrit dans une lettre adressée à sa sœur Céline: "Vivons pour les âmes, soyons des apôtres, Sauvons surtout les âmes des prêtres [...]. Prions, souffrons pour eux et, le dernier jour, Jésus sera reconnaissant" (Sainte Thérèse de Lisieux, Lettre 94).
Le Seigneur m'a donné et me donne encore, à cause de leur caractère sacerdotal, une si
grande foi aux prêtres qui vivent selon la règle de la sainte église romaine, que, même s'ils me
persécutaient, c'est à eux malgré tout que je veux avoir recours.
Voici le coeur de celui
Mangez-en tous
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